Contribution n° 117929
- Consultation
- Grand Débat national
- Auteur
- Auteur #107118
- Date
Réponse 1501946
Que pensez-vous de l'organisation de l'Etat et des administrations en France ? De quelle manière cette organisation devrait-elle évoluer ?
Avec plus de fluidité et de réactivité, de dévouement au service de la population, l'état pourra d'une part réduire la charge salariale en réduisant le nombre d'encadrants au profit d'un nombre accrus d'opérationnels et d'autre part augmenter sa charge de travail pour pallier aux nombreux services manquant actuellement.
Réponse 1501947
Selon vous, l'Etat doit-il aujourd'hui transférer de nouvelles missions aux collectivités territoriales ?
- Non
Réponse 1501948
Si oui, lesquelles ?
Il y a un besoin évident de proximité pour nombre de services. Mais une délocalisation depuis la capitale vers les territoires ne signifie pas nécessairement transfert aux collectivités.
Réponse 1501949
Estimez-vous avoir accès aux services publics dont vous avez besoin ?
- Oui
Réponse 1501950
Avez-vous déjà utilisé certaines de ces nouvelles formes de services publics ?
- Non
Réponse 1501951
Quand vous pensez à l'évolution des services publics au cours des dernières années, quels sont ceux qui ont évolué de manière positive ?
service en ligne comme la carte grise
Réponse 1501952
Quels sont les services publics qui doivent le plus évoluer selon vous ?
Renforcement de l'accès à la santé et à l'éducation Amélioration de la gestion de la sécurité (routière notamment) Application d'une laïcité stricte appliquée à toutes les religions confondues
Réponse 1501953
Connaissez-vous le "droit à l'erreur", c'est-à-dire le droit d'affirmer votre bonne foi lorsque vous faites un erreur dans vos déclarations ?
- Oui
Réponse 1501954
Si oui, avez-vous déjà utilisé ce droit à l'erreur ?
- Non
Réponse 1501955
Pouvez-vous identifier des règles que l'administration vous a déjà demandé d'appliquer et que vous avez jugées inutiles ou trop complexes ?
Versement de pièces justificatives redondantes ou déjà supposées connues
Réponse 1501956
Faut-il donner plus d'autonomie aux fonctionnaires de terrain ?
- Oui
Réponse 1501876
Si oui, comment ?
Cet arbitrage revient aux ministères concernés et doit faire l'objet d'un encadrement clair, simple et limité.
Réponse 1501877
Faut-il revoir le fonctionnement et la formation de l'administration ?
- Oui
Réponse 1501958
Si oui, comment ?
Un moins grand élitisme et une meilleure qualité de la formation passera par un renforcement du corps enseignant intermédiaire: "se former pour savoir faire et pas se former pour montrer que l'on sait"
Réponse 1501959
Y a-t-il d'autres points sur l'organisation de l'Etat et des services publics sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
Je propose la CREATION D'UNE BOURSE DU TRAVAIL. OBJECTIF DOUBLE : garantir un salaire minimum et accroitre la flexibilité d’emploi pour les entreprises. CONSTAT INITIAL : D’une part, les employés sont, dans leur écrasante majorité, dévoués à leur tâche, avec le goût du travail bien fait. A ce titre, ils méritent un salaire juste et à la hauteur de leur engagement. D’un autre côté, les entreprises ne peuvent pas toujours s’engager à rétribuer à la hauteur du mérite du salarié car le risque du lendemain est permanent. Parfois les entreprises se passent même de recruter car l’avenir à long terme est incertain. Cela génère de la frustration de part et d’autre. LE CONCEPT : Réunir au sein de la bourse des personnes employables et des entités pourvoyeuses d’emploi, pour garantir d’une part une juste rémunération et d’autre part un accès simplifié et sans risque à la ressource. Chaque membre se verra attribué une valeur qui servira de base dans l’échange travail-salaire. Le but de cette bourse du travail est de réduire les risques pour les 2 bords en mutualisant les risques entre les entreprises tout en permettant de faire sortir de la précarité professionnelle, en particulier les plus jeunes (18-35 ans). Cette bourse (BdT) vient en remplacement de tous les organismes (privés ou publics) actuels de distribution du travail (pole emploi, intérim etc..) et de gestion du chômage. MECANISME PROPOSE: Le salarié se verra notifier, dès son entrée dans la bourse du travail, d’une valeur intrinsèque au métier exercé. Ainsi, plus la demande sera forte, plus la valeur sera élevée. De manière analogue, plus la tâche demandée sera élaborée, plus la valeur du travail sera élevée. Ainsi, on pourra retrouver une équité entre le travail à très forte valeur ajoutée (médecin, ingénieur…) et le travail à forte demande et continue (boulangerie, plomberie…). De même, l’employeur se verra attribué une valeur qui dépendra du niveau de rémunération rencontrée dans ses services. Plus la valeur sera élevée, plus l’employeur sera attractif. Ainsi, le rôle de la BdT repose sur une évaluation fidéle et l’adéquaton ente la côte d’un employé avec la côte de l’employeur. POINTS DELICATS: relation entre évaluation et rémunération Le premier point délicat repose sur la transparence totale des revenus perçus et salaires versés : seule une connaissance croisée des niveaux de rémunérations permettra la mise en commun des besoins des entreprises (le réservoir de travail) et les possibilités offertes (le vivier de travailleurs). Pour cela, les personnes et entités membres de la bourse porteront une valeur intrinsèque qui sera réévaluée périodiquement. Le deuxième point délicat consiste en l’évaluation juste de la qualité du travail des personnes. Il s’agit en effet de pondérer la valeur « métier » par celle apportée par la qualité du travailleur lui-même. Cette pondération se fera par la qualité perçue du travail vis-à-vis des moyens donnés pour effectuer ce travail. En effet, on ne saurait demander à un ouvrier boulanger de faire du « bon pain » s’il ne dispose ni de farine ni de pain ; même si le boulanger est très bon, il ne pourra pas grand-chose. Il faut également éviter le piège des effets pervers (sous déclaration, sur déclaration…). Il est donc impératif de mettre en place un dispositif d’évaluation qui devra pénaliser autant la personne qui juge que celle qui sera jugée négativement et inversement, l’évaluation devra renforcer autant la personne qui juge positivement que celle qui sera ainsi valorisée. Ce dispositif de notation devra être établi de manière conjointe, à l’occasion des entretiens périodiques et à la fin de la prestation de l’employé. Ainsi, une entreprise sera elle-même valorisée (donc attractive) par la qualité et la quantité de ses jugements positifs, ce qui la rendra attractive pour l’employé potentiel. Cet aspect enclenchera une spirale vertueuse dans la relation employé/employeur qui auront tout deux grand avantage à bien s’entendre. La relation employé-entreprise sera réévaluée chaque année, chacune partie devant valoriser l’autre partie. A l’issue de l’évaluation, chaque partie pourra décider de continuer à l’identique ou bien de se séparer. FIN DE RELATION employé-employeur et retour à la BdT: En cas de séparation sans que l’employé ne trouve de point de chute, l’entreprise verra sa côte diminuée, de même que celle de l’employé. Si la séparation est induite par une offre d’une autre entreprise, l’employé verra sa valeur augmenter, tandis que celle de l’entreprise précédente verra sa note diminuée. Pour éviter le départ de l’employé et assurer la continuité, l’entreprise pourra réévaluer volontairement la notation de l’employé qui le rendra moins vulnérable à une offre concurrente. La côte de l’entreprise se verra alors augmenter. IMPACT DE LA COTE EMPLOYEUR : La capacité d’une entreprise à pouvoir piocher dans le vivier de travailleur ou à les conserver dépendra de sa capacité à mettre en équivalence son attractivité avec le talent de l’employé. Ainsi, 2 entreprises côtées différemment, toutes choses égales par ailleurs, ne pourront pas offrir les mêmes niveaux de rémunérations pour requérir un même employé. CONDITIONS DE REMUNERATION au sein de la BdT : Une fois remis dans le vivier de le BdT, si le départ est du fait de l’entreprise, l’employé se verra offrir un salaire égal à la moyenne des salaires du secteur, hors bonus exceptionnel, jusqu’à ce qu’une entreprise ait recours eux services de cette personne, dans un secteur géographique proche du domicile habituel de l’employé. Ce salaire sera financé de manière mutualisée par les entreprises pouvant avoir besoin de ce type de service. Ainsi, que le salarié travaille ou pas, le coût sera sensiblement le même pour l’ensemble des entreprises. Il sera donc facile pour une entreprise de s’engager dans un recrutement. Si le financement du salaire ne peut pas être assuré sur une longue période par l’absence d’un nombre suffisant d’entreprises du secteur économique dans le bassin géographique demandé, il sera alors nécessaire de convertir les compétences de la personne par une formation adaptée à l’activité économique du bassin géographique demandé, de revoir les critères géographies ou les deux. Si le départ est du fait de l’employé, celui-ci se verra attribué un salaire constant et égal à la moyenne des salaires du secteur, hors bonus exceptionnel, jusqu’à ce qu’une entreprise ait besoin des services de cette personne, dans un secteur géographique proche du domicile habituel de l’employé. Cependant, la côte du salarié se verra décroitre jusqu’à atteindre un seuil plancher. Ce seuil plancher dépendra de l’activité effective du secteur concerné. Plus l’activité du secteur est élevée, plus le seuil plancher sera faible. CONDITIONS D'ACCEPTATION D'UNE OFFRE ET IMPACT SUR LA COTATION DE L'EMPLOYE : Un employeur verra sa cotation impactée négativement par chaque offre prposée et refusée. Cependant, la décôte se verra réduite selon l’attractivité de l’offre, notamment le paramètre géographique. D’autre paramètres comme la situation familiale et les autres éléments de rémunérations annexes tels qu’avantages en nature, transport ou logement de fonction pourront être considérés dans l’évaluation de la décôte. DIVERS MODES DE REMUNERATION seront envisagés : - Travail au sein d’une entreprise : rémunération au niveau « standard », avec bonus si l’employeur est satisfait. Le bonus sera connu - Si une autre entreprise a également besoin des compétences de ce salarié, il sera fait une offre de transfert au salarié et à l’entreprise. - En absence d’entreprise intéressée, le travailleur se verra attribuer un salaire dont le montant est égal à la moyenne des salaires de son secteur. Ce salaire se verra augmenté ou diminué selon la côte du travailleur. En absence d’activité de manière continue, la côte diminuera progressivement jusqu’à un plancher incompressible. En cas de reprise d’activité, la côte du travailleur retrouvera sa valeur précédent la période d’inactivité. FINANCEMENT DE LA BOURSE DU TRAVAIL : Le budget de la BdT devra couvrir les salaires des travailleurs inscrits en dehors des périodes de travail en entreprise. Chaque travailleur, affecté à un secteur, connaitra par avance sa rémunération moyenne. Ce financement proviendra d’une fraction des salaires versés aux travailleurs effectivement en activité. Ainsi, le coût pour les entreprises, indexé sur le nombre de travailleurs libres dans le secteur concerné, baissera au fur et mesure que l’activité augmentera. Le financement des seuils planchers sera assurée par les autres secteurs d’activité. PERIODE TRANSITOIRE : La mise en place de se système commencera par un audit généralisé des salaires et fonctions. Les cotations, basées sur les résultats des entretiens annuels accompagné d’une nouvelle évaluation de l’entreprise par le travailleur serviront de base au dispositif de régulation qui se mettra naturellement en place. L’ensemble des travailleurs seront inscrit au dispositif de la BdT. S’en suivra une période de transition de 30 ans qui permettra d’une part aux entreprises d’anticiper leur avenir et d’autre part aux travailleurs de basculer complètement dans le mécanisme régulateur de la BdT, selon leur situation. Cette durée maximale de 30 ans permettra d’épuiser toute situation personnelle associée à des crédits bancaires. Il est attendu qu’au bout de 30 ans l’ensemble des travailleurs et des entreprises verront leurs échanges indexés par la BdT. LES CONSEQUENCES A LONG TERME sont espérées multiples : Auto régulation des niveaux de rémunération, flexibilité accrue du personnel au sein d’entreprises différentes selon les besoins, fluidité du personnel entre les entreprises, visibilité à long terme des rémunération, ré-équilibrage du pouvoir entre le pourvoyeur d’emploi et le pourvoyeur de la force de travail, égalité accrue entre haute qualification et forte production : traitement nivelé entre les métiers sous tension et métiers à forte valeur ajoutée et enfin mutualisation des risques entre les secteurs en forte activité et les secteurs à faible attractivité. Fait à La Terrasse, le 18 mars 2019 par Pierre Panine