Contribution n° 117794
- Consultation
- Grand Débat national
- Auteur
- Auteur #106981
- Date
Réponse 1502070
Que pensez-vous de l'organisation de l'Etat et des administrations en France ? De quelle manière cette organisation devrait-elle évoluer ?
Nous avons remarqué mes proches et moi un problème d'organisation et de coordination des actions de soins préventives et aussi curatives des structures de santé : A) De nombreux élèves dans les collèges et les lycées sont vulnérables psychologiquement. Et comme soit on ne les détecte pas, soit on ne sait pas trop comment les prendre en charge, ces élèves deviennent encore plus fragiles par les pressions sociales et scolaire (passer son bac, choisir sa voie professionnelle, construire son identité, etc.). Voici plusieurs exemples pour illustrer mes propos : - Un de mes proches qui, à la base, souffrait "juste" de confiance en lui et d'un isolement social, a vu sa situation se dégradée. Il a fini par développer une forme sévère de mythomanie dont il a eu énormément de mal à se débarrasser. - Plusieurs de mes proches ont été diagnostiqués souffrant de troubles bipolaires durant leur scolarisation; un nombre important de professeurs et d' élèves ignorait en quoi consistait cette maladie (Les élèves sont rarement sensibilisés aux maladies psychiatriques, devenant ainsi la source d'une peur et d'une méfiance à leur rencontre) - J'ai été diagnostiqué souffrant d'autisme Asperger, de dyspraxie et de trouble de l'attention sans hyperactivité en 2018 à l'âge de 23 ans. De mes années de collège à ma dernière année de lycée, malgré le fait que je présentais des comportement en décalage/inappropriés par rapport aux autres enfants de mon âge, aucun signalement n'a été fait au vu de mes difficultés. Je pense que ma situation aurait été plus simple si quelqu'un du personnel enseignant m'aurais signalé plus tôt dans ma scolarité. B) En année universitaire, j'ai fait une grave dépression. Je me suis naturellement tourné vers le psychiatre au service de l’université de Caen. Ce dernier ne me voyait qu'une fois toutes les 3 semaines, malgré le fait que j'avais un besoin d'être pris en charge de manière urgente. J'ai attendu longtemps avant d'être accepté au centre de guidance BAPU (Bureau d'aide psychologique universitaire) à CAEN. Même en voyant un de leur psychiatre une fois par semaine en consultation psychologique, il a encore fallu attendre pour être mis en contact avec un psychiatre pouvant me délivrer le moindre antidépresseur. Aujourd'hui, mon psychiatre actuelle (Au Chesnay) pense qu'on aurait dû à ce moment là me diriger vers les urgences psychiatriques ou au moins vers un CMP (Centre médico-psychologique). Ainsi, mon parcours témoigne d'une faiblesse dans la transparence et la coordination des structures de soin mis à disposition. Même si ces structures existent et peuvent être de qualité, le patient est tellement perdu dans ce parcours de soin que le service mis à disposition peut par ainsi parfois se relever complétement inefficace.
Réponse 1502071
Selon vous, l'Etat doit-il aujourd'hui transférer de nouvelles missions aux collectivités territoriales ?
- Oui
Réponse 1502072
Si oui, lesquelles ?
A) Le système de soutien psychologique apporté par les universités doit être suivi et soutenu au niveau local; c'est à dire les collectivités territoriales qui sont le plus à même d'intervenir sur ce système. B) Il faudrait aussi que les professeurs des collèges et lycées soient sensibilisés sur les différents troubles psychologiques que peuvent développer certains élèves à risque. Ils faudrait les former à les reconnaitre et à les signaler si besoins, afin que ces derniers soient aidés/accompagnés. Ou alors, il faudrait que les prochains CPE des établissements scolaires aient une formation minimale en psychologie pour pouvoir prendre en charge ces élèves vulnérables si nécessaire.
Réponse 1502073
Estimez-vous avoir accès aux services publics dont vous avez besoin ?
- Non
Réponse 1502074
Si non, quels types de services publics vous manquent dans votre territoire et qu'il est nécessaire de renforcer ?
Il faudrait renforcer la visibilité des différents structures mises en place pour aider les étudiants souffrant de problèmes psychologiques. Le but n'est pas de travaillé chacun de son côté en ignorant le travail des autres praticiens de structures partenaires. Parmi elles, ont peu citer : Les SUMPS, (Service Universitaire de Médecine Préventive et de Promotion de la Santé), les CMP, les CMPP (Centre médico-psycho-pédagogique), les centres BAPU (Les bureaux d'écoute psychologique universitaire), etc...
Réponse 1502075
Quels nouveaux services ou quelles démarches souhaitez-vous voir développées sur Internet en priorité ?
La transparence sur les dépenses faites par nos élus à tous les niveaux (départemental, régional, national)
Réponse 1502076
Avez-vous déjà utilisé certaines de ces nouvelles formes de services publics ?
- Oui
Réponse 1502077
Si oui, en avez-vous été satisfait ?
- Oui
Réponse 1502078
Quelles améliorations préconiseriez-vous ?
La plateforme de sécurité sociale AMELI a eu beaucoup de mal à coordonner ma Caisse d'assurance maladie (LMDE) et mon organisme complémentaire (la mutuelle MERCER). Un problème à ce niveau bloque tout type de remboursement, pouvant mettre l'assuré en question dans une situation délicate.
Réponse 1502079
Quand vous pensez à l'évolution des services publics au cours des dernières années, quels sont ceux qui ont évolué de manière positive ?
La plateforme de sécurité sociale AMELI (Qui est tout de même devenu plus simple et accessible), le service d'impôt en ligne est devenu plus claire et précis. Enfin, la plateforme SNCF (OUI.sncf) rend les déplacements vraiment plus faciles.
Réponse 1502080
Quels sont les services publics qui doivent le plus évoluer selon vous ?
Les services publiques de santé en priorité (sécurité social, ...)
Réponse 1502081
Connaissez-vous le "droit à l'erreur", c'est-à-dire le droit d'affirmer votre bonne foi lorsque vous faites un erreur dans vos déclarations ?
- Non
Réponse 1502082
Faut-il donner plus d'autonomie aux fonctionnaires de terrain ?
- Oui
Réponse 1502083
Si oui, comment ?
Il faut donner plus de pouvoir aux fonctionnaires de terrain. Un exemple très simple : La limitation à 80km/h voir 70km/h parfois est plus que nécessaire là où statistiquement il y a des accidents avec plusieurs morts. Les fonctionnaires de terrain peuvent même jusqu'à savoir la raison de ces accidents(Manque de visibilité dans un virage, route bosselée sur certains endroits,...). Et pire, ces même fonctionnaires mettent en évidense que la limitation à 80km/h à créer des accidents sur plusieurs routes étant donné que certains conducteurs s'y endormaient plus facilement au volant . Et pour reprendre mon exemple sur la prévention et la prise en charge des étudiants souffrant de problèmes psychologiques dans les écoles et les universités, seuls les fonctionnaires de terrain pourront vraiment appliquer ces mesures et obtenir des résultats probants . Car ils savent en général ce qu'ils font, mais n'ont pas forcément les moyens ou le pouvoir de le faire.
Réponse 1502084
Faut-il revoir le fonctionnement et la formation de l'administration ?
- Oui
Réponse 1502085
Si oui, comment ?
La formation continue devrait être, selon moi, obligatoire : Je me souviens encore de certains employés de l'administration étaient complétement perdus dans les démarches administratives numériques. S'assurer que chaque employé soit à jours et à l'aise sur les compétences qui leurs sont demandées dans leur métiers simplifierait non seulement la vie des citoyens, mais aussi celle de ces même employés.
Réponse 1502086
Comment l'Etat et les collectivités territoriales peuvent-ils s'améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté ?
Il faudrait, selon moi, renforcer la coordination, la transparence, et de communications entre les différents structures mises en place pour aider les étudiants souffrant de problèmes psychologiques. Le but n'est pas de travaillé chacun de son côté en ignorant le travail des autres praticiens de structures partenaires. Et donner plus de pouvoir aux fonctionnaires de terrain. Car ils savent en général ce qu'ils font, mais n'ont pas forcément les moyens ou le pouvoir de le faire.
Réponse 1502087
Si vous avez été amené à demander un remboursement de soins de santé, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :
La plateforme de sécurité sociale AMELI a eu beaucoup de mal à coordonner ma Caisse d'assurance maladie (LMDE) et mon organisme complémentaire (la mutuelle MERCER). Un problème à ce niveau bloque tout type de remboursement, pouvant mettre l'assuré en question dans une situation délicate.
Réponse 1502088
Si vous avez été amené à faire une demande d'aide pour une situation de handicap, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :
Je trouve que les patients ne sont pas suffisamment informés sur les droits auxquels ils ont droit : - J'ai appris récemment que pour être reconnu comme porteur d'une ALD (Affection de longue durée), il faut faire une autre démarche en plus d'une demande n'était pas compris dans le dépôt de son dossier à la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées). Même mes psychiatres n'étaient pas habitués à la démarche !
Réponse 1502089
Y a-t-il d'autres points sur l'organisation de l'Etat et des services publics sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?
A) Lorsque j'ai demandé pour la première fois à mon psychiatre exerçant à l'hôpital Mignot au Chesnay (78150) s'il y avait des spécialistes qui seraient susceptibles de m'aider par rapport à mes troubles autistiques, ce dernier ma répondu : Nous ne connaissons que les praticiens avec qui nous travaillons habituellement/ le plus souvent. Comprenez mon inquiétude : Ignorer l'existence de praticiens parisiens de sa propre spécialité (ici, la psychiatrie) reviendrait à passer à côté de praticiens, et donc d'un parcours de soins personnalisé qui pourrait être d'un grand secours au patient en question. B) Enfin, J'ai travaillé dans le cadre de mon service civique pendant 9 mois dans une association d'aide aux sans-abris "Les enfants du Canal" (75005 PARIS). Pendant cette période, j'ai remarqué que les structures sociales coopéraient difficilement, préférant opérer chacun de leur côté. Effectivement, je peux comprendre que se coordonner avec d'autres équipes prend du temps, de la coordination et par conséquent beaucoup d'énergie. Cependant, cette façon de penser ne facilite pas les choses. Par exemples, pour les différentes associations aidant les SDF, ces derniers devraient être aider à différents niveaux et à différentes vitesses : Un citoyen roumain parlant couramment français, inscrit à pôle emploi, résident dans un HLM peut sortir plus facilement de sa situation de précarité qu'un SDF polonais ayant perdu ses papiers d'identité et parlant peu français. Ce que je veux dire par là, au lieu de gérer un seul et même flux qui est déjà bouché (Je ne vous cache pas tous les Centre d'hébergement d'urgences sont bondés) et qui stagne, il serait plus efficace, selon moi, de gérer plusieurs flux de manière plus coordonnée & intelligente, même si cela demanderait plus d'effort en amont.