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Cahier de doléances

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Contribution n° 112277

  1. Que pensez-vous de l'organisation de l'Etat et des administrations en France ? De quelle manière cette organisation devrait-elle évoluer ?

    L'Etat et l'Administration devraient évoluer vers plus d'efficacité et plus de simplification. L'administration française est devenue, dans bien des cas, une machine folle qui tourne à vide et produit de la complexité qu'elle est incapable de résoudre. Résultat : des fonctionnaires frustrés d'êtres accablés d'une besogne qu'ils savent inutile. De bonnes volontés rapidement découragées. Des administrés, particuliers et professionnels, submergés sous une réglementation et une paperasserie kafkaïenne.

  2. Estimez-vous avoir accès aux services publics dont vous avez besoin ?

    • Oui
  3. Quels nouveaux services ou quelles démarches souhaitez-vous voir développées sur Internet en priorité ?

    Toutes les démarches administratives

  4. Avez-vous déjà utilisé certaines de ces nouvelles formes de services publics ?

    • Non
  5. Quand vous pensez à l'évolution des services publics au cours des dernières années, quels sont ceux qui ont évolué de manière positive ?

    En règle général, la possibilité d'effectuer des démarches en ligne est une évolution positive. Certains sites fonctionnent très bien et sont conçus de façon très ergonomique, comme celui des impôts par exemple

  6. Connaissez-vous le "droit à l'erreur", c'est-à-dire le droit d'affirmer votre bonne foi lorsque vous faites un erreur dans vos déclarations ?

    • Oui
  7. Si oui, avez-vous déjà utilisé ce droit à l'erreur ?

    • Non
  8. Pouvez-vous identifier des règles que l'administration vous a déjà demandé d'appliquer et que vous avez jugées inutiles ou trop complexes ?

    Les déclarations d'impôts, dès que l'on a d'autres revenus à déclarer que des salaires, sont un véritable casse-tête chinois, et les fascicules d'explication sont rédigés dans un jargon incompréhensible.

  9. Faut-il donner plus d'autonomie aux fonctionnaires de terrain ?

    • Oui
  10. Si oui, comment ?

    En les rendant responsables de leurs décisions et en leur donnant la possibilité de prendre des initiatives et de faire des propositions pour rendre leurs tâches plus efficaces et mieux remplir leurs missions.

  11. Faut-il revoir le fonctionnement et la formation de l'administration ?

    • Oui
  12. Si oui, comment ?

    En s'inspirant du fonctionnement des entreprises privées : responsabilisation, prime au mérite, sanctions en cas de dysfonctionnement, etc... Mais tout cela exigerait une réforme du statut des fonctionnaire, qui encourage l'immobilisme et le refus de prendre des risques en engageant sa responsabilité?

  13. Comment l'Etat et les collectivités territoriales peuvent-ils s'améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté ?

    Voir ci-dessus : cesser de tourner en rond dans une logique purement étatique, prendre des initiatives, sanctionner les incompétences et les dysfonctionnements

  14. Si vous avez été amené à scolariser votre enfant, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :

    La rigidité du système de sectorisation est très regrettable, et contribue à créer des ghettos qui enlèvent toute chance de réussite scolaire aux enfants des quartiers défavorisés

  15. Si vous avez été amené à préparer votre retraite, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :

    J’ai rencontré des difficultés véritablement kafkaïennes. Etant profession Libérale, j’avais cotisé à la CIPAV. Mais pour pouvoir faire valoir mes droits auprès de la CIPAV, je devais auparavant faire valider mon dossier à la CNAV, car j’avais touché quelques salaires au début de ma vie professionnelle. Or, la CNAV ne me connaissait pas. Mon dossier était tombé aux oubliettes. Lors d’une démarche dans leurs bureaux, un agent m’a avoué qu’ils avaient pour instruction de faire le maximum pour ne pas avoir à payer… Il s’est avéré impossible de prendre un rendez-vous. Finalement, j’ai pu dénouer la situation en envoyant un fax par lequel je les menaçais de venir m’immoler par le feu dans leurs bureaux. Le lendemain, comme par miracles, 4 personnes différentes m’ont appelée sur mon portable. Et ma situation a été dénouée en une semaine. L’étape suivante a été l’obstruction systématique de la CIPAV, que l’on pourrait qualifier d’association de malfaiteurs (90% des demandes de retraites non régularisées au bout d’un an ; très bien organisés pour récolter les cotisations, tolèrent inefficaces pour payer les pensions). Là aussi, j’ai eu la chance : une agent de la CIPAV, ayant eu pitié de moi, a accepté de me donner son adresse mail et nous avons pu lever ensemble les difficultés une à une. Et tout cela pour toucher une retraite qui, après trente années de travail acharné, n’est pas supérieure au minimum vieillesse augmenté de la prime d’activité…

  16. Si vous avez été amené à demander un remboursement de soins de santé, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :

    Pas de problème : nous avons la chance d'avoir un système de santé remarquable, notamment pour les maladies graves, type cancers. Difficulté : le non-remboursement des séances d'ostéopathie. La Sécurité Sociale doit absolument reconnaître d'urgence les ostéopathes diplômés et rembourser leurs soins. Cela engendrerait des économies colossales, car l'ostéopathie guérit en une ou deux séances certains maux que des années de traitements remboursés et coûteux ne parviennent pas à guérir. Beaucoup de gens ne vont pas voir les ostéopathes car ils ne sont pas remboursés, et consomment de ce fait des quantités de médicaments qui coûtent très cher à la Sécurité sociale et non seulement ne sont pas efficaces, mais en plus peuvent avoir des effets secondaires très nuisibles à la santé.

  17. Si vous avez été amené à créer une entreprise, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :

    L'URSSAF, le RSI, la CIPAV sont un calvaire permanent : multiples dysfonctionnements, erreurs dans le calcul des cotisations et des remboursements, impossibilité de trouver un interlocuteur efficace et responsable pour les résoudre. Il y a souvent de quoi vous rendre fou

  18. Si vous avez été amené à rémunérer du personnel, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :

    Pour un employeur particulier, pas de problème avec le CESU, dont le site internet fonctionne très bien (même si les cotisations atteignent un mont rédhibitoire). En revanche avec certains organismes comme la MSA (mutualité sociale agricole), les fiches de paye sont impossibles à rédiger par un employer particulier. Impossible de s'y retrouver dans le maquis des acronymes, des primes, des cotisations : il faut avoir recours à une association d'employeurs disposant de professionnels spécialisés. Pour les petites entreprise, c'est encore pire

  19. Si vous avez été amené à mettre fin à votre activité, pouvez-vous indiquer les éléments de satisfaction et/ou les difficultés rencontrés en précisant, pour chaque point, l'administration concernée :

    Une galère totale. J'ai du recourir à une formation par mon ARAPL (professions libérales d'Ile de France), et malgré cela, j'ai passé des semaines à essayer de comprendre les documents fiscaux

  20. Y a-t-il d'autres points sur l'organisation de l'Etat et des services publics sur lesquels vous souhaiteriez vous exprimer ?

    Je voudrais insister sur l'Education Nationale. Son rôle est capital si la France ne veut pas se retrouver peuplée d'illettrés violents.. Il est urgent de la dépoussiérer, d'accroître l'autonomie des établissements, d'encourager les enseignants en fonction de leurs mérites, de favoriser les initiatives. Aucun enfant ne devrait sortir de primaire sans savoir lire, je dirais même : sans avoir acquis le goût de la lecture. C'est en lisant que l'on apprend ensuite à exprimer sa pensée par écrit. Sans expression écrite, il n'y a a pas de pensée ni d'esprit critique.Et c'est la misère culturelle et spirituelle. Là est la source de toutes les frustrations et les violences auxquelles nous assistons aujourd'hui.